
Ce mutant A la frontière entre les vivants et les morts En grande pitié d'être au monde Cet infirme qui ne vit qu'en images Ne saisit rien. La réalité semble lui importer moins que la vérité Pour devant le souverain rivage Rejoindre sans trace d'arrogance La petite fenêtre du fond de la chambre Marquée d'un ange de Noël. Là, des douzaines de livres Couvrent la toile de Jouy de ses murs En dépossession de soi Sur la fuite culturelle de sa durée d'homme Fierté incarnée hors la Présence. Puis vint la Parole En simplicité inouïe D'une ouverture vers la tasse de café Posée sur la nappe rouge Tel un rai de lumière au lever du jour. Couvre-toi de la couverture de survie Retrouve les formes premières Les rythmes inhérents aux autres êtres Réinstalle l'ordre des signes qui fascinent Sois disposé à l'accueil de l'abîme du mot. 925








