
Le long de la côte Les falaises à perte de vue Un ciel sombre Des roches noires Un sentier à mi-pente Qui va se rétrécissant Où se tenir contre la paroi Sans trop regarder en bas Des cailloux roulant sous la chaussure. Elle va légère Me précédant Dans la lumière argentée de l'été finissant Et je force le pas pour la suivre Car je n'ai pas peur Seulement le vertige L'air est un poème Avec un peu de sel Pour arrimer l'esprit. En bas la mer Lèche la côte D'un ourlet moussu L'eau est transparente A distinguer les rochers et le sable Les algues ondulent Des oiseaux passent Un spectacle à portée de vie A se jeter dans le vide. La caméra m'échappe Happée par un cri d'amour Dans l'instant où tout s'envole Les événements comme les âmes Au creux des vagues Le volet de cristal à jamais tiré Devant le ricochet des souvenirs A même de darder le rostre Dans un coin de ciel. C'est là qu'Elle se retourne L'innocence Pour se laisser embrasser Hors du secret A la pointe de l'absolu Cantilène inconnue Nous obligeant à l'ultime D'avoir à vivre quelques heures encore Près du chardon ardent. 1228








