Devant la montagneau plus prèsmarque déposée de l’œil du cyclopesoleil en apesanteursous les nuées de janvier.Il fût un tempsde promenades en chemins creuxau hasard des mirabelliers maraude des souvenirsvirevoltant comme feuilles mortes .Ensuite vint le lourd passage des charroisà déterrer les dalles gallo-romainesà déceler les regards par dessus la haie ;échange des fleurs d'églantier.Ainsi se videntles outres du ventsur le plateau des vacationsà nourrir le foyer d'une amitiéqu'un vol d'oies sauvagesne saurait dérober .180
Il marche … au détour du chemin
… sous un ciel chargé … sa haute silhouette orbée de
lumière … lui le vivant d’entre les arbres d’un calme hivernal .
Le connaîtrai-je … celui qui vint à ma
rencontre … alors que sans attente je sollicitai silence et
solitude .
La sente … un écrin de
munificence … la douceur de ce qui s’advient … une
main que l’on tend … et puis l’oiseau se pose … une
plume d’amour .
Finalement nous nous sommes dit bonjour et sans se
retourner nous sommes éloignés … lui allant d’où je venais et moi
allant d’où il venait .
Se croisent les vies … par un matin
frais … avant que l’autre se révèle … pour
s’émerveiller d’une collusion à notre mère la Terre . Le charme des pas répétés en
concrétions cristallines nettes et sonores complète la particule première
… je suis une identité, un visage, une personne … je suis
le pétale de la fleur et l’abeille qui me visite est là où je vais
… jusqu’à l’expir .
En hiver dedans il faisait si doux … la joie
farandole des rires et des bousculades sonnait l’allongement infini du temps de
l’enfance .
En hiver … les rideaux tirés … les matelas
coussins couvertures et carrés de mousse se sont empilés …
gigantesque symposium des créativités physiques et vocales d’une poussée
primesautière .
En hiver les
mots que l’on lance sont l’hameçon des gerçures du souvenir … ne reste que le
froissement des papiers cadeaux gisant en boule le long des murs .
En hiver il y a
des endroits propices aux enjambements du quotidien pour plus de plaisir encore
heurter de la voix et du geste l’ordonnancement des adultes .
En hiver le
soupe est chaude … elle brûle la langue et nous fait souffler sur
le contenu de la cuiller … se lève alors les lentes marées
propices au bien manger et dormir … le soir quand le marchand de
sable va passer .
En hiver point
de salamalecs … rien que des yeux rieurs que les couplets de la
chanson évacuent dans la pause champêtre d’un refrain connu par tous .
En hiver on met
le bonnet et les mitaines pour mieux voir l’arrivée du couchant …
en catimini … quand les guirlandes de lumière paraissent lucioles
aux prémices d’un matin lointain .
Les enfants savent eux que l’hiver est doux à qui sait aimer … et qu’à bien s’amuser et se respecter les uns les autres l’on tisse la trame des jours à venir … manière d’engranger selon la tradition les ingrédients nécessaires à la fabrication du pain de demain .
Visage émacié du jeune homme au sortir de son éducation déjà apte à saisir le contagieux imbroglio des amoncellements de la connaissance. Et en effet il connaît le monde le jeune homme au visage émacié sans yeux, sans mains, sans jambes mais bouche ferme il capte l'au-delà lui le gardien du dehors et dans son for intérieur il est capharnaüm des accumulations lui le récipiendaire des turpitudes et des passe-droits au nez et à la barbe des anciens il est le plus habile à combattre le jugement lui l'ingénieux à la destinée zigzagante le rouleur de rochers aux sources propitiatoires lui coupable de brigandage il offre sa vie par son supplice indicible que s'emploient les faiseurs de rêves, les poètes, les mystiques, à ne jamais se méprendre sur les foudres célestes pour s'entaillant le ventre une nuit ultime être foudroyé par son ombre chaude. Calme et ivresse un masque gît devant nous riche en sa mythologie avérée un masque d'accueil des reconstructions où rassembler les fragments de ce corps épars. Ô épouse sœur même s'il me manque le sceptre j'ai interrogé et amorcé la vraie vie celle de la loi des bulles que seuls atteignent chamanes, poètes, prophètes, "cordeliers" et "bouclés" - (les tenants de la théorie des super cordes et de la gravité quantique à boucles) tous adeptes de l'espace lacunaire des eaux retirées. Il n'est de plus grand vide que le chant des nuages fenêtres ouvertes nous les oiseaux du verbe nous les remueurs de la force de l'envol. 177
Visage émacié du jeune homme au sortir de son éducation déjà apte à saisir le contagieux imbroglio des amoncellements de la connaissance . Et en effet il connaît le monde le jeune homme au visage émacié sans yeux, sans mains, sans jambes mais bouche ouverte il capte l'au-delà lui le gardien du dehors et dans son for intérieur il est capharnaüm des accumulations lui le récipiendaire des turpitudes et des passe-droits au nez et à la barbe des anciens il est le plus habile des hommes à combattre le jugement lui l'ingénieux à la destinée zigzagante le rouleur de rochers aux sources propitiatoires lui coupable de brigandage il offre sa vie par son supplice indicible que s'emploient les faiseurs de rêves, les poètes, les mystiques, à ne jamais se méprendre sur les foudres célestes pour s'entaillant le ventre une nuit ultime être foudroyé par ce qu'il voit . Calme et ivresse un masque gît devant nous riche en sa mythologie avérée le masque d'accueil des reconstructions où rassembler les fragments de ce corps épars . Ô épouse sœur même s'il me manque le sceptre j'ai interrogé et amorcé la vraie vie celle des lois de bulles que seuls atteignent chamanes, poètes, prophètes, "cordeliers" et "bouclés" - (les tenants de la théorie des super cordes et de la gravité quantique à boucles) tous adeptes de l'espace lacunaire des eaux retirées. Il n'est de plus grand vide que d'en appeler à la lumière fenêtres ouvertes nous les oiseaux du verbe nous les remueurs de la force de l'envol .
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Cette remontée du centre de la terre
A belle allure vers le commencement du monde
Cette perspective où s'essouffle le père invectivé
La brûlure des anciennes alliances que l'on découvre à demi-mortes le matin
La plainte des animaux égarés en d'étranges contrées enfin créées
Cette fuite vers des aubes promises
Cet élan brisé contre la vitre des immobilités
Cet éclair rouge sang du couteau contre le ventre
Ce suçon de paix donné à la va-vite le temps de l'éructation
Ce court-circuit des émotions vraies qu'un sourire enserre entre quatre planches.
Ils sont partis
Ils ont fuit
Le courage à deux mains repliées sous la chape des convenances
Ne les arrêtent que la fatigue et le soir qui tombe
Errant de ruine en ruine
Dans un chariot de bric et de broc assumé
Le rétameur s'est éloigné dans un nuage de poussière
Et la route fût longue et par trop inhospitalière
Père et mère confondus à la craie graphés sur la carriole
Leurs noms écorchés à demi effacés
En vaines contorsions l'outil de braise fume en se mêlant à l'eau
Je bave et m'extrais hors de cette chape carencée
Pour la parole habileM'élever à la croisée des salves de l'entendement et du vertige.
La chaleur d'un désir tendu sous la toile
Éclair blanc au zénith
La coquille éclate
Le jaune se fait soleil rayonnant
De cet éclat consacré au profond des origines
De cet imbroglio d'os et d'organes disjoints
Je pus grandir entre fiente et humidité
Poussé sur le devant de la scène
A noyer par l'alcool
Ces myriades d'étoiles alors entrevues
Si puissantes si fascinantes si monstrueuses
Dialoguant avec ce corps douloureux mon âme mon dieu .
J'ai conduit l'attelage jusqu'à son terme
Vers les plaines légères de pluie fine de vent soyeux de douce lumière
Ce ne furent que grâce et beauté
Entre les barreaux de ma cellule à ciel ouvert
Entre les rayons de mes roues ces interstices à mon déplacement si particulier
Mon chapeau de lutin vissé sur la tête
A dire et à redire des "je t'aime"
Aux pattes douces mes frères et sœurs en création
Mon unique raison
Ma déraison ultime.
Au bac à sable des hirondelles y'a des fils de la Vierge partout sur le pourtour et dans les à-jours y'a des rais de lumière et des nœuds d'ombre pour les enfants de la ronde leurs mains fouillant la poussière d'anges aux effluves acidulées .
Au bac à sable des hirondelles y'a des images d'Epinal par dessus les têtes blondes si bien que l'oiseau au vol rapide s'en empare pour quelques signatures plus loin griffer l'azur et déposer au fronton des maisons la farandole qui danse .
Au bac à sable des hirondelles y'a de l'or sous le sable et les racines de l'arbre en joie s'enfoncent à foison myriades de points colorés sur le visage des enfants de la cité maintenus en éveil par le cri perçant du migrateur .
Au bac à sable des hirondelles y'a des fauteuils plastiques blessés par le temps que la flaque de pluie déposée sur la blanche table font se mirer au passage gracieux de l'hirondelle au bain gouttelettes et plumes mêlées près de l'enfant joueur .
L’Homme
est un tout indissociable. Par l’intégration du corps, la prise en compte de la
psyché associée à une dynamique d’ouverture de conscience dans une perspective
spirituelle, l’Homme est Un. Cette vision tripartite de l’être humain constitué
par : le corps -CO-,
l’âme -AM-,
l’esprit -ES- est
essentielle pour s’inscrire sur notre chemin du grandir de l’être, pour l’Homme
« coamès » .
Le corps n’est pas le tombeau de l’âme comme le pensait Platon, mais l’instrument de musique inspiré par l’Esprit. Dans notre approche, être spirituel ce n’est pas échapper au corps mais s’ouvrir dans son corps à l’action de l’Esprit. Le corps traduit, d’une manière palpable et physique ce qui est autre, ce qui est métaphysique, ce qui est impalpable et invisible . Le corps nous met en contact avec la réalité et nous permet un premier déchiffrage de l’univers qui nous entoure. Par lui, nous pouvons voir, entendre, toucher, sentir, goûter. Par nos sens nous accueillons des informations tangibles, informations qui peuvent nous faire accéder à des plans subtils .
Les Juifs ont une approche unitive de l’être humain. Ils le considèrent comme un tout : la chair (bassar) pénétrée par le souffle (néfesh) où la chair est moins la chair-viande que l’Homme tout entier dans sa dimension cosmique et la « néfesh » la vitalité de la chair, ce qui la met en mouvement. Par là, la chair ne se saisit jamais séparée du souffle. La chair sans le souffle n’est plus chair mais cadavre .
La
Bible introduit aussi la notion
de « Ruah » qui
qualifie l’Esprit de Dieu, le souffle vivifiant. Cette « Ruah » incite
la créature inachevée que nous sommes à s’inscrire dans une dynamique
d’accomplissement, du grandir de l’être. La « Ruah » permet d’établir
la cohérence des deux parties constitutives de l’Homme, « bassar » et « néfesh » .
Elle les dynamise .
Les Grecs ont perçu que la distinction entre l’esprit et l’âme s’avère essentielle. Platon pensait qu’en son intériorité l’âme prend conscience d’un quelque chose d’autre, elle est au-delà des considératins bassement matérielles, de son aspiration à la transcendance . Cette dimension de l’âme, il l’a appelé « noûs ». Le « noûs » est apparenté à un organe de vision. Il est la possibilité, au sein de la psyché de poser un regard sur les éléments de la psyché .
Appelée aussi partie supérieure de l’âme ou fine pointe de
l’âme, le « noûs » s’identifie
au cœur profond comme capacité de silence, de conscience et de détermination.
La capacité de silence intérieur ou « hésychia » s’expérimente dans la
méditation et la prière, elle caractérise un état stable de l’être. La capacité
de conscience, d’expression et de parole permet à l’Homme de prendre conscience
de ses mouvements intérieurs et de pouvoir les nommer tels que les humeurs, les
émotions, les sentiments, les passions. La capacité de décision et de
détermination est cette liberté que possède l’Homme de s’inscrire et de
demeurer dans un dynamisme intérieur sans se laisser distraire par les
sollicitations du monde ou de se laisser détourner par des pensées parasites .
C’est alors que l’Esprit, le « Pneuma », terme grec signifiant le Souffle provenant de Dieu vient dynamiser l’être. Il éclaire toute chose. Nous sommes alors des êtres en devenir d’être réellement des êtres vivants . A nous de ne pas manquer la cible, de ne pas nous fermer, de nous reconfigurer selon notre propre identité personnelle, d’accéder à notre propre désir, à notre propre manière d’être car la parole de chacun d’entre nous est essentielle pour l’ensemble .
C’est par cette approche de l’Homme
« coamès » que nous pouvons progresser
vers une réconciliation intérieure, fondement de toute vie relationnelle
apaisée .
Nyctalope et Noctambule de concert se promenaient main dans la
main sous un grain de passage .
Dépenaillés et hors d’usage ils se confondaient
avec la saumure qu’un typhon malvenu avait déversé l’avant-veille sur l’avenue
des menées occultes .
Capables de se prendre à parti quand le jour
viendrait, l’un par trop de bâtonnets, l’autre par assignation à la grâce
divine, ils contraignaient leur entourage à sortir de leur réserve pour, à
force de coups de trompes de brume, ouvrir les lèvres d’un soleil chafouin .
Un goéland pleurait en rasant le grand mât de la
goélette . Les nuages en assomption lente se mouvaient dans l’incréé de la
situation .
Ne s’embarrassant pas de pensées humanistes
Nyctalope et Noctambule poussaient la déraison à n’être que des exécutants
discrets du grand œuvre, affairés par des tirs de laser à transformer les
petites figurines gesticulantes de l’enfance en gerbes d’éclats colorés .
Sarabandes, bruits de portes qui claquent, molles
cloques perçées par la quenouille, jasantes éructations hors de gosiers à
l’agonie ; tout était prêt pour étreindre plus avant la froidure de la nuit .
C’est ainsi que Nyctalope et Noctambule devisaient
sur le front de mer à s’embrumer le cerveau, tout en repérant dans le vol des
mouettes, sages messagères laissées à l’avenant par quelques naufrageurs, la
frétillante oraison des jours sans fin .
Science de l'écorché des choses et des formes en l'aparté de ce qui se dit et se comprend en distinction simple la vie par morceaux de chants et de cris en dissonance les peaux d'une seule pièce sur la table des démonstrations l'occupation de toutes les anfractuosités sous l'écorce de bouleau aux signes cunéiformes sans l'once d'un espace de liberté tout est à couvert sous les tirs conjugués des explications livres ouverts feuilletés au vent des retables éclatés par cette soif de connaissance .
Vision de la ronde éternelle cercle contre cercle sur le sable hors du temps que la mer effacera de son écume les chevaux seront lâchés sur la grève le claquement des vagues et des lanières sur leurs flancs à vif de multiples flammes écloses élevées en salve de lumières appelant le soleil perception sphérique de ce qui est de ce qui a été et sera un pas juste un pas et puis le tourbillon savamment orchestré par ces preneurs d'otages aptes à déformer le son des olifants alors que si peu sont les adorateurs d'un soleil terminal .
Union des paradoxes hors cités ceintes de puissantes murailles l'homme et la femme en leur rencontre entreprennent avec sérénité de leurs mains jointes le départ de ce qui menace et croît l'appel de la lueur ultime le cutané à disposition de l'aube blanche aux diffractions du prisme de l'entendement il n'est de pouvoir que celui de la dissolution des arpèges au saint des saints de l'esprit hors enclavement de toute parole vers la parole muette .