L’art champêtre
Une première fois s’est ouvert
Œuvre détourée en son écrin de verdure
À l’intention d’être chose elle-même.
Quant au plus bas étage
Vanité colorée de banalité
L’école et la société ont envahi
Le théâtre des significations.
Que nous soyons touriste ou artiste
Il est entendu
Que la vie exige
Sculpture de poésie et musique.
Miroir où l’homme des bois
Dans les niches ajourées
Se retrouve lui-même
En appropriation de l’en-soi.
Intensification du réel
Rehaussé du langage et de la science
Un processus d’abstraction
Exaspère le concret.
L’homme se cherche
Un reflet le trouve
Grossissant l’artifice
De plaire à autrui.
Clips dorés-rouillés
Assemblant l’ensemble
Cause à l’esprit de réparti
La révélation d’un plaisir désintéressé.
La main tendue de l’heureux homme
Filtrera l’horizon
Hors des règles
Dans le bâti de la forêt.
Objet pour conscience à venir
Le ciel peut s’obscurcir
Naîtrons du parrainage des symboles
Le flot des enfants à l’unisson.
À cœur pressé
Réalité et Lumière essaimeront
En puissance d’exiger et d’agir
Dans la joie du partage.
Faire poésie belle stature
Que recèle le tabernacle des pierres
Pour se montrer sans possession et sans rivage
Dans l’aide à exister.
Miracle du regard délié
À contempler
Levée de sentiments éveillés
L’art serein de battre campagne.
1715
La présence à ce qui s'advient