Source soudaine Points de beauté à l’horizon Fleurs prenant l’amont de la rosée S’ajoutent pour se consumer Sous la pulpe du doigt.
In memoriam Il n’y eu de beauté qu’affirmation de la personne Quand malheur venu La question se posa : « Faut-il aimer le corps ou l’âme ? »
Jeter la liqueur Par les pores de l’esprit Livre le désir À l’éclosion des champignons Souffle émis par la rencontre.
Fou est l’acte de ramasser les galets Sur une plage abandonnée Varechs lustrés par la marée Comme pièces de monnaie À même l’érotisme en frais.
Voilà l’acte sexuel Reconduit pour anoblir l’inférieur Long chant de dupe Livrant au démultiplié de la langue Les roses de l’amour.
Mariage et enfants En effervescence de l’extravagance Forment chapelet de grains de riz Sous le soleil En dessiccation des humeurs.
Affection portée aux gens d’honneur Comparses bienfaisants Rimant avec la conscience solitaire Font pis que pendre D’être deux et non pas un.
L’humeur gronde Au paradis des libertés assignées Zoo déversant ses ressources animales Entre procréation et contemplation Sur le parterre de la Vertu.
Prise au piège La foi s’évade Fuite en terre inconnue De la jouissance S’affinant après usage.
Soif de terre et de ciel Nouvelle avidité placée au-dessus de soi Le Faire et le Parfaire s’accomplissent Alors que le Bien en sa boîte Traîne savate sur le pas de porte.
Missionné de l’âme En son philtre magique L’orgone des compromissions Écorne en sa jouissance Le pur instinct de la jeunesse. Il n’est d’Accompli Hors de toute malice Qu’annonce de l’Eros éternel : « La parure d’être aimé, Aime ».