Métaphore réticulée De l’arbre rassemblant Au crépuscule les oripeaux de la foi Croix encerclée de toute part Par la balustrade de fer forgée À la peinture écaillée d’une rouille Raclant la paume de la main.
Filles vierges Rassemblant les derniers effets d’un soir de fête À ne boire l’alcool Que du bout des lèvres Alors que le Roi hilare Tendait curieusement le bras Vers le bois des supplices.
Les Pères Blancs À la casuistique mirifique Ont occupé les lieux Tels premiers habitants de la région Concentrant par leurs prières La douleur douce amère des enfantements Propice au grand Retournement.
Des représailles contiguës Ont ensanglanté le reniement Maisons aux cris et orgies ouvertes Capables d’encenser Un futur prévu de toute part Alors qu’à demi-verste L’homme tronait, la poigne sur le fusil.
Se souvenir éteint les dernière bougies Des soirées de deuil Passées à la veillée À se remémorer quelque passage sur terre Quand les chants se mêlant aux tambourins Exaltent le sens de la vie.
La saison des labours s’est ouverte Pour parcelles vivrières à venir Le temps se mettant à la pluie Rassembler les pierres du rouleau En bout de champ pour charroi Mené à la force des bœufs Bousculer plus léger que soi.
Alors j’ai oublié Même le gris des souvenirs À portée d’un sourire consumé Par le feu superbement élevé Au gré de l’agressivité ambiante Alors j’ai péroré sous l’arbre des palabres Vie sauve gagnée de vive voix.
Un calvaire pour deux Le Père tenant le fils dans ses bras Dans la moiteur d’un soir d’été Passé à poser ses questions essentielles Tout près des vieilles pierres Remontant des entrailles du sol Les chants de l’Autre Côté.
Épuisés par la chaleur Les convives à bout de gesticulations Repas se terminant à la flamme déclinante Coudes sur la table Ont mis le pouce en l’air Avant de se souhaiter bonne nuit Les petits comme les grands, les grands comme les assagis.
Élimé de toutes parts Le Gentil des mains tendues S’est mué en soldat de parade Raclant la poussière des ans De ses cothurnes dépareillés Guillemets égrillards à la glotte pendue Porter santé aux moustiques de la raison.
Dans le prêt-à-porter des convenances J’ai remis une pièce Tentative téméraire D’optimiser l’éclairage de la station Diffusant lumière d’amorce de Sens À qui parler Pour faire valoir la Liberté.
Décoloré Le ciel vibrant de rouges effluves Avons mis nos lunettes ultraviolettes Sur fond de teint « Soir de Paris » Pour ravir dans un dernier cri L’Univers apocalyptique De l’orante Sainte-Mère.