Au plein-emploi de soi
Par une nuit sans lune
Dons l’ombre-Père
Ignorer la Terre-mère
Toc-toc fait l’enfant
Sur l’ustensile de fer blanc de ses parents
Brusquerie amicale
À la coque de bois dur
Tryptique strangulé
Par l’ordre et le désordre
S’échapper vite
Des grappes grouillantes suspendues aux voûtes
Captation cerclée
Avec une pointe d’acidité
Fulgurance romantique
Drainant la parure
Brassard du résistant
Noctambule de l’avenir
Filtration de la lumière
Au carénage de l’envol
Crûment détendu et à nu
Le corps ignore la paresse
Énigmatique échange
Dès dos soulevé du sofa
Époque efflanquée
Prise de biais d’un coup bref suivi d’un coup long
Ne peuvent aller bien loin
Les substitués du mariage
À ne plus quérir de trésor
Le trône traîne sa peine
Effacer le tourment
Crée la sentence
À finir courber
Le Petit devient Grand
Répartition des efforts
Cause malheur en temps imparti
La civilisation et tout son tralala
Sont demi-mesure face à l’outrage du temps
Assumer le solstice
En attendant l’Éclipse
Un entre-deux sans l’Autre
Cause préjudice à l’Un
Il n’est de plage immense
Que pour le contemplatif
Énoncé privé de sens
Rend la vie sans limite
Assumer son destin
Permet la danse dans la danse
Développer la sensibilité
Est le noyau de vie qui attire les idées
Sais sage et tais-toi
Origine des tristesses à la nuit tombée
Accablé de principes
Le cadre se rompt
La vie aux mille visages
Rend le GPS improbable
Les cinq sens provoquent la transe
Premier des outils de l’âme
Le sixième sens ainsi approché
Permet le pont entre le visible et l’invisible
Le sixième sens tourné en nous-même
Prospecte le puits psychique de notre Être
L’infinité des vases rencontrés
Confirme la continuité de notre forme de vie
Se tâter le pouls avant d’agir
Juste avant de prendre son élan
L’accélération dégage l’âme du geste
Comme secouer un prunier pour faire tomber ses fruits
D’un seul coup au sein de l’espace
L’immense pouvoir de reconstruction imaginative
Forme humaine engloutie et assoupie
Dans les châteaux les plus secrets de la Matière
Entre les vides et les jalons
Là où l’humain est à recréer
L’homme ne peut rien créer de par lui seul
Il ne peut qu’aider le Créateur à se révéler à lui
À l’aube du jour qui vient
L’homme s’advient comme aux beaux jours
Bonjour à la vie
Pour que la vie renaisse.
Comme un Tout
Intensément Soi
Le feu révèle la direction du vent
À l’homme, épingle de jade dans la botte de foin
1706
La présence à ce qui s'advient