À quatre pattes sur le mont des Lumières Se voir confier l’analyse des misères du monde Pour reclus de métastases Susurrer du bout des lèvres L’ordre et la méthode des choses à pourvoir.
Menuet indécent empli d’images sages Ai choisi celle du Sancy Aux couleurs sépia Posée là derrière les barbelés Feuille au vent prête à suivre l’indécis.
Isolé en profondeur d’esprit Aux criques hurlantes Ai revêtu le faste des amours d’antan À passer par la décollation Des têtes fantasmagoriques de la logique.
Nulle trace devant le regard ahuri De mes compagnons de chair Ne pouvant réclamer leur dû Alors que la Folie claquait des dents Devant le cabinet des horreurs.
Au fer rouge je vous dis Il a fallu frapper l’enclume Pour que chargé de maladies et d’infirmités Concourir sans certitude Au grand bal des opportunités.
Au jeu étrange de la marelle Le ciel et la terre se sont joints Pour regarder même horizon Objet de différenciation unique À la vie à la mort dans le cercle des mages.
Face à face sous la feuillée Se sont mêlé bouts de langue réunis Les affidés, les effarés, les tourmentés, les affamés À se dire que la porte est ouverte Étroite et dure d’accès mais porte tout de même.
D’une hache noire Avons circoncis le silence vivant Tôt venu, toujours neuf, en tombée du jour À prendre corps sous la ramée Des paroles coupées dans le cresson frais.
Suceuse de moelle À faire froid dans le dos Voici que le globe dur de l’univers Racle de ses ongles La glace et le plomb des obsessions.
Le poème qui n’est pas écouté S’arrête en bout de Lande Pour que les oiseaux du matin Puissent chanter paroles de vérité Paroles de paix paroles faciles à entendre.
Je me dévore La bouche pleine de mots Quand vif crachat de sang survenu Radoter l’éclat griffu de la pierre philosophale Redondance du tout venant.
À l’arme citoyennes Sortez, criez, délivrez-vous Lustrez vos bottes de sept lieues D’avoir été trop tôt ou trop tard À quatre pattes la vigie des Lumières.