
C'est un jour où aller marcher En glissant en riant La plaisanterie Qu'il y aurait là Une occasion de se revoir. Et que si l'attente est longue Comme d'être au clair Dans un brouillard persistant Acheminer tout en sifflotant Quelques missives des jours de fête. J'ai besoin de toutes mes nuits Dans ces temps à marche forcée Pour tendre la main Au fragile du bonheur Épicé d'un possible retour en arrière. Lancerons les Lancelots du Lac Le concours du plus méritant Le long de ce chemin de chèvre Entre paroi et torrent À précipiter la demande en mariage. Caresses Fluidité du corps en mouvement Chevelure au vent Le lève-lèvres de ses yeux rieurs Cadenassait l'estime de soi. Et puis rien Que de se hisser vers le matin Porte envie de se plonger Mais très doucement Dans une demande en amour. Et puis tout La distance se réduisant Devant l'étrange annonce D'avoir par la danse À convoquer et le corps et l'espace. Des mots Mes frères et sœurs des Entommeures Laissent sortir du port Quelques feux grégeois Sur une mer consumée à l'envie. Un abri creusé Par la rigueur des éléments Me rassurera D'avoir osé La bifurcation en dépit de mes peurs. Et de resurgirent Le refus des rites de passage Alors que cela semblait acquit Que de se parer de l'abaya Reproduirait le paraphe des dieux. Ils ont regardé Aucune allusion C'est ce qu'ils souhaitaient En voletant d'une branche l'autre Sur l'entrelacs du dépliement de l'âme. Le chagrin Pend au clou À la place du crucifix Mouvant et vivant Vers la promesse du panier en frêne noir. 1319








