
La folle du logis Je l'attends Je l'entends Je l'accueille Aux marches du palais. Et que nenni Cette surveillance policière Abondée par la raison Aux hortensias De la contemplation. Laissez passer Les oiseaux les enfants et le vent Effluves empanachées de liberté Par soucis de desserrer les freins De l'exploitation. Suffit de témoigner Que nous sommes en mission Les ayant-droits de la gentillesse Faisant feuilles sèches De nos pas glissés. Partir serait de mise Mais pas avant d'avoir ouvert quelques rigoles Où épancher les plaies de l'esprit Ce je ne sais quoi De l'enfant délicieux. Le voyage sera gai Par la rêverie et l'impromptu Que nous rencontrerons dans les arcanes de la grâce À ouvrir les bras et le cœur aux sourires Devant nos sacs de larmes. Et de palper le mystère D'une humaine gestuelle Par le contact avec l'expédition même La départie de tous buts La liminaire de ce qui est. Entre ciel et terre Une effusion me transporte De forêts en vallons De palais en simples maisons Jusqu'à l'écoute du doux et de l'inspiré. De chair, d'os, de voix, de sang Nous avons pris corps De par les collines ensauvagées De la contre preuve Cette énergie rayonnante. Il est là Sans témoignage En échos du cosmos À mille lieues d'un prosélytisme historique Aux marches de la fraternité humaine. Regarder l'autre comme un frère Faire taire les armes de destruction Saisir le pas des chamois en tombée de nuit Éteindre la lanterne Être l'aube nouvelle. Il a été Il sera Le fruit gouleyant Au parfum musqué capiteux La dernière exhalaison d'épices et d'ambre mêlés. 1317








